Documentation
Fatima
Vers midi, après avoir dit leur chapelet, comme ils en avaient l’habitude, alors qu’ils étaient en train de se faire une petite cabane de pierres et de cailloux, sur l’emplacement actuel de la basilique, ils furent éblouis par une lumière éclatante. Pensant qu’il s’agissait d’un éclair, ils ont voulu partir, mais un petit peu plus bas un autre éclair illumina l’espace et ils virent au dessus d’un petit chêne, là où se trouve aujourd’hui la Chapelle (Capelinha) des apparitions, une « Dame plus rayonnante que le soleil ». Elle avait un chapelet blanc aux mains.
La Dame dit aux trois pastoureaux qu’il fallait beaucoup prier et les invita à revenir à la Cova da Iria, le 13 de chaque mois, à la même heure et ce, pendant cinq mois de suite. Les enfants firent ce qu’Elle leur avait demandé et le 13 des mois de juin, juillet, septembre et octobre, la Dame leur est apparue de nouveau à la Cova da Iria.
Le 19 août, l’apparition eut lieu au lieu dit des Valinhos, à 500 mètres d’Aljustrel, parce que le 13 de ce mois-là les enfants avaient été conduits par l’administrateur de la commune à Vila Nova de Ourém.
La dernière apparition, celle du 13 octobre, en présence de près de 70.000 personnes, la Vierge leur dit qu’elle était « la Dame du Rosaire » et leur demanda de construire en ce lieu une Chapelle en son honneur. Après cette apparition, tous les présents assistèrent au miracle promis aux trois enfants en juillet et en septembre : le soleil, comme un disque d’argent, pouvait être fixé sans difficulté, il tournait sur lui-même comme une roue de feu qui avait l’air de se précipiter sur la terre.
Depuis cet événement, les trois enfants ont intensément suivi les indications de la Vierge. Jacinthe et François, tombés malades, sont morts peu de temps après, en offrant toutes leurs souffrances pour la conversion des pécheurs et pour consoler Jésus. Lucia entra plus tard au couvent des Sœurs Dorothées, et puis au Carmel de Coimbra. Elle mourut en odeur de sainteté le 13 février 2005.
Jacinthe et François ont été béatifiés par Jean-Paul II à Fatima, le 13 mai 2000.
Saint Josémaria à Fatima : mai 1967
Lucia de Jésus, avec sa cousine Jacinthe et Marto
Le 9 mai 1967, il s’y rendit pour la huitième fois. Le 13 mai, le Saint Père Paul VI allait y présider les célébrations, pour le cinquantième anniversaire des apparitions de la Vierge à Fatima. L’Église connaissait des temps difficiles et saint Josémaria priait incessamment pour la solution des problèmes en ayant recours à l’intercession de Marie. Il quitta Rome pour entreprendre un voyage pénitent et de prière. Il arriva au sanctuaire de Lourdes le 22 avril. Il y invoqua l’aide et la protection de Notre Dame. En route vers Fatima, il traversa l’Espagne et rencontra des fidèles et des coopérateurs de l’Opus Dei ainsi que de nombreuses personnes, dans des réunions de famille convoquées en plusieurs villes.
Saint Josémaria devant la chapelle de Notre Dame
Il préparait ainsi l’arrivé de ce « doux Christ sur la Terre », comme il aimait l’évoquer avec des mots de Sainte Catherine de Sienne. Il quitta le Portugal le 12 mai afin que ses enfants et leurs amis s’unissent au pape Paul VI dans les célébrations du cinquantième anniversaire des apparitions de Fatima. Les fidèles qui assistèrent à la Sainte Messe célébrée par le pape au sanctuaire purent écouter son homélie : « « La première intention est l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique […] Le Concile œcuménique a réveillé beaucoup d’énergies au sein de l’Eglise, il a ouvert des perspectives plus larges dans le champ de sa doctrine, il a appelé tous ses fils à une conscience plus claire, à une collaboration plus intime, à un apostolat plus vivant. Il nous importe qu’un tel avantage et qu’un tel renouvellement se conservent et grandissent.
Quel dommage ce serait si une interprétation arbitraire et non autorisée par le magistère de l’Eglise faisait de ce réveil une inquiétude, désagrégeant sa traditionnelle et constitutionnelle consistance, si elle substituait à la théologie des grands et authentiques maîtres des idéologies nouvelles et particulières, dont le résultat serait d’enlever à la règle de la foi tout ce que la pensée moderne, à qui manque parfois même la lumière de la raison, ne comprend pas, n’apprécie pas !3 »
Saint Josémaria se rendit pour la dernière fois à Fatima, en 1972, pour y implorer l’intercession de la Sainte Vierge.
Notes
1. Hugo de Azevedo, « Uma luz no mundo », Lisbonne, Ed. Prumo, 1988.
2. Manuel Martinez, « Josémaria Escriva, Fundador do Opus Dei : peregrino de Fatima ». Lisbonne, Diel, 2002.
3. Paul VI, Homélie, Fatima, le 13 mai 1967.
Français









Prière
RSS
YOUTUBE