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Nous sommes tous de la race des enfants de Dieu

Willo Indakuli, au foyer au Kenya

1 janvier 2009

Mots: Filiation divine, Dignité, numéraire auxiliaire
Willo Indakuli, numéraire auxiliaire de l’Opus Dei au Kenya, fit la connaissance de saint Josémaria à Rome en 1972. Elle nous livre quelques souvenirs de cette rencontre avec le fondateur de l’Opus Dei et nous assure que les enseignements de saint Josémaria sont d’une grande actualité.

- Comment avez-vous découvert l’Opus Dei ?
J’ai connu l’Opus Dei lorsque j’ai décidé de suivre une formation dans le domaine de l’hôtellerie au Kibondeni College, qui était à l’époque une petite école. J’étais au lycée Mukumi Girls Secondary School et Ria, Hollandaise et professeur de cet établissement, m’a conseillé de demander une place et m’a aidée à en faire la demande. Ce fut en octobre 1966. J’ai rencontré alors des personnes de l’Opus Dei et me suis posée la question de ma vocation à servir Dieu dans l’Opus Dei. J’ai ainsi demandé l’admission en mai 1967.

- Avez-vous connu saint Josémaria ?
J’ai fait la connaissance du Père au siège central de l’Opus Dei à Rome. J’étais là depuis peu avec deux autres personnes du Kenya. C’était le 1er octobre 1972. L’une de ces Kenyanes lui a été présentée et lui a dit : « Père, je suis Kikuyu ». La deuxième lui a dit la même chose. À mon tour, je lui ai dit : « Père, je suis Luhya ». Saint Josémaria nous a regardées toutes les trois et nous a dit : « Mes filles, nous sommes tous de la race des enfants de Dieu ».

- Y a-t-il eu un tournant dans votre vie après avoir rencontré saint Josémaria ?
En effet. Avant cette rencontre, les tribus dont étaient issus les gens avaient une grande importance pour moi. Mais après cet entretien, j’ai bien réfléchi et j’ai compris que, tout compte fait, saint Josémaria avait raison : nous sommes tous enfants de Dieu.

De plus, à Rome, j’ai rencontré beaucoup de personnes du monde entier et ces propos du fondateur m’ont aidée à travailler et à vivre en bonne entente avec toutes, sans faire de différences entre les nationalités ou les tribus.

C’est de lui que j’ai appris l’unité de l’Oeuvre. L’unité familiale était très importante pour saint Josémaria. On voyait bien que le Père aimait vraiment ses enfants Africains et il nous cherchait de son regard dès qu’on était réunis.

Ceci a marqué ma façon de penser. En ce moment, par exemple, alors que nous avons vécu un conflit ethnique au Kenya, dans les conversations avec les gens, je ne pense jamais à leur ethnie d’origine et je n’ai aucune difficulté à vivre avec des personnes issues d’autres tribus.

- Et pour finir ?
Je remercie Dieu de tout mon cœur de m’avoir donné cette vocation à l’Opus Dei et de m’avoir fait rencontrer personnellement saint Josémaria. Il n’est pas courant d’avoir côtoyé de son vivant un saint que l’Église a canonisé.

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