Josémaria Escriva. Fondateur de l'Opus Dei - Josémaria Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei: biographie, enseignements, l’Opus Dei, l’Église Sainte-Marie-de-la-Paix, où est sa tombe, la canonisation du fondateur de l’Opus Dei. Miracles et prières au fondateur de l’Opus Dei http://www.fr.josemariaescriva.info/ <![CDATA[Une proposition du Pape ]]> « Je vous lance une proposition : invoquons tous les jours le Saint-Esprit de sorte qu’il nous rapproche de Jésus-Christ » « Suis-je ouvert à l’action de l’Esprit Saint, est-ce que je lui demande de m’envoyer sa lumière, de me rendre plus sensible aux choses de Dieu ? ». Le saint-père a insisté sur la nécessité de fréquenter le Saint-Esprit.


Cité du Vatican, 15 mai 2013 (VIS).-L’action de l’Esprit Saint dans la conduite de l’Église et de chacun de nous est le sujet que le pape François a choisi pour sa catéchèse, lors de l’audience générale du mercredi 15 mai, à l’approche de la Pentecôte.

Voici sa catéchèse en français :
Le Saint Esprit guide l’Eglise, ainsi que chacun d’entre nous, dans la recherche de la Vérité. La Vérité n’est pas une chose à saisir, mais une personne à rencontrer : la personne même de Jésus-Christ. C’est seulement en rencontrant Jésus qu’il est possible de connaître la Vérité. Or le Saint Esprit est le Paraclet, c'est-à-dire celui qui nous vient en aide pour nous faire vivre cette rencontre, et affirmer : Jésus est Seigneur. Comment le fait-il ? Le Saint Esprit nous fait souvenir des paroles de Jésus et il inscrit dans notre cœur la loi de l’Evangile, qui devient le guide de notre vie, la référence de nos choix et de notre comportement. De plus, par le Saint Esprit, le Père et le Fils viennent habiter en nous, de sorte que nous acquérons un authentique sens de la foi. Le Saint Esprit nous fait adhérer, sans erreur possible, à la foi transmise et enseignée par le Magistère ; et il nous donne d’en vivre pleinement. A l’exemple de la Vierge Marie, qui sut si parfaitement ouvrir son cœur au Saint Esprit et recevoir la Vie, nous avons besoin de nous laisser illuminer de sa lumière, afin que la foi dans le Christ mort et ressuscité oriente désormais toute notre existence.
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<![CDATA[En la fête de Pentecôte]]> Aide-moi à réclamer une nouvelle Pentecôte qui embrase encore une fois la terre.
Sillon, 213

Telécharger ici l'Homelie "Le Grand Inconnu", prononcée le 25 mai 1969, fête de la Pentecôte.

Dieu avec toi
Seul ! — Tu n’es pas seul. De loin, nous t’accompagnons. — Et puis…, le Saint-Esprit qui habite ton âme en état de grâce — Dieu avec toi — donne un ton surnaturel à toutes tes pensées, à tous tes désirs et à toutes tes œuvres.
Chemin, 273

Un chemin sûr d’humilité : méditer comment, tout en manquant de talent, de renom et de fortune, nous pouvons être des instruments efficaces, si nous avons recours à l’Esprit Saint pour qu’il nous dispense ses dons.
Bien qu’ils aient été instruits pas Jésus lui-même, trois années durant, les Apôtres ont pris la fuite, épouvantés devant les ennemis du Christ. Néanmoins, après la Pentecôte, ils se sont laissés fouetter et emprisonner, et ils ont fini par donner leur vie en témoignage de leur foi.
Sillon, 283.

Invoque le Saint-Esprit
Invoque le Saint-Esprit dans ton examen de conscience, afin de mieux connaître Dieu, afin de te connaître toi-même; ainsi tu pourras te convertir chaque jour.
Forge, 326

Ècoute-le
Dialogue assidûment avec le Saint-Esprit, ce Grand Inconnu : c’est lui qui doit te sanctifier.
N’oublie pas que tu es temple de Dieu. — Le Paraclet est au centre de ton âme : écoute-le et suis docilement ses inspirations.
Chemin, 57

Trois repères très importants pour entraîner les âmes vers le Seigneur : t’oublier toi-même et ne penser qu’à la gloire de Dieu ton Père ; soumettre filialement ta volonté à la Volonté du Ciel, comme Jésus-Christ te l’a appris ; seconder avec docilité les lumières de l’Esprit Saint.
Sillon ,793

C’est Notre Seigneur Jésus-Christ qui le veut : il faut Le suivre de près. Il n’y a pas d’autre chemin. Telle est l’œuvre du Saint-Esprit dans chaque âme et dans la tienne : sois docile, n’oppose pas d’obstacles à Dieu, jusqu’à ce qu’II fasse un Crucifix de ta pauvre chair.
Sillon ,978]]>
<![CDATA[Qui est le Saint-Esprit ? ]]> En la fête de la Pentecôte, l’Église célèbre la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres. L’Esprit Saint, qui est-il ? Comment sa venue s’est-elle passée? Comment agit-il dans la vie du chrétien ? Que sont les dons du Saint-Esprit ?

1. Comment sa venue s’est-elle passée ?
Voici ce qu’en dit saint Luc dans les Actes des Apôtres, aux chapitres 1 et 2. Avant l’Ascension, Jésus avait demandé à ses disciples « de ne pas quitter Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père. En effet, leur dit-il, Jean a bien baptisé avec de l’eau mais vous, vous serez baptisés par l’Esprit Saint dans peu de jours. Lorsque l’Esprit Saint sera descendu sur vous, vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ».

Et saint Luc poursuit :
« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer ».
C’est ce jour-là que la Très Sainte Trinité se révèle totalement et à partir de là, le Royaume annoncé par le Christ est ouvert à tous ceux qui croient en Lui.

Contempler ce mystère
Saint Luc dit aussi qu’après que Saint Pierre eut proclamé la Résurrection du Christ, beaucoup de ceux qui l’entouraient s’approchèrent de lui pour demander : frères, que devons-nous faire ? L’Apôtre leur répondit : Faites pénitence et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ pour la rémission de ses péchés et vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Ce jour-là, dit le texte sacré, presque trois mille personnes s’incorporèrent à l’Eglise.

La venue solennelle de l’Esprit, le jour de la Pentecôte, ne fut pas un événement isolé. Il n’y a pratiquement aucune page des Actes des Apôtres qui ne parle de Lui et de l’action par laquelle Il guide, dirige et anime la vie et les œuvres de la communauté chrétienne primitive. C’est Lui qui inspire la prédication de saint Pierre (Cf. Ac 4, 8), qui confirme les disciples dans leur foi, qui scelle par sa présence l’appel lance aux païens (Cf. Ac 10, 44-47), qui envoie Saul et Barnabé vers des terres lointaines pour ouvrir de nouveaux chemins, en répandant l’enseignement de Jésus. En un mot, sa présence et son action dominent toute chose.

Les Actes des Apôtres, rapportant les événements du jour de la Pentecôte, où le Saint-Esprit descendit sur les disciples de Notre Seigneur sous la forme de langues de feu, nous font assister à la grande manifestation de la puissance de Dieu, par laquelle l'Église entreprend son chemin au milieu des nations. La victoire que le Christ, par son obéissance, par son immolation sur la Croix et par sa Résurrection, avait obtenue sur la mort et sur le péché, se révéla alors dans toute sa clarté divine.
Quand le Christ passe, 127 corregir el castellano no es 128

Un chemin sûr d’humilité : méditer comment, tout en manquant de talent, de renom et de fortune, nous pouvons être des instruments efficaces, si nous avons recours à l’Esprit Saint pour qu’il nous dispense ses dons.
Bien qu’ils aient été instruits pas Jésus lui-même, trois années durant, les Apôtres ont pris la fuite, épouvantés devant les ennemis du Christ. Néanmoins, après la Pentecôte, ils se sont laissé fouetter et emprisonner, et ils ont fini par donner leur vie en témoignage de leur foi.
Sillon, 283

Aide-moi à réclamer une nouvelle Pentecôte qui embrase encore une fois la terre.
Sillon, 213


2. Qui est le Saint-Esprit ?

L’Esprit Saint est l’une des trois personnes de la Très Sainte Trinité. Il est Dieu avec le Père et le Fils et avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire, comme le dit depuis très longtemps le Symbole de Nicée-Constantinople.
De même nature que le Père et le Fils, il est inséparable d’eux, aussi bien dans la vie intime de la Trinité que dans son don d’amour au monde. Mais en adorant la Très Sainte Trinité vivifiante, consubstantielle et indivisible, la foi de l’Église professe aussi la distinction des Personnes. Quand le Père envoie son Verbe, il envoie aussi son Souffle : mission conjointe dans laquelle le Fils et l’Esprit Saint sont distincts mais inséparables. Sans aucun doute, c’est le Christ qui se manifeste, Image de Dieu invisible, mais c’est le Saint-Esprit qui le révèle.
cf. CÉC 687-689

Contempler ce mystère
Notre cœur a besoin alors de distinguer et d’adorer chacune des Personnes divines. L’âme fait en quelque sorte une découverte dans la vie surnaturelle, comme une créature qui ouvre peu à peu les yeux à l’existence. Et elle amorce un dialogue d’amour avec le Père, avec le Fils et avec l’Esprit Saint ; et elle se soumet facilement à l’activité du Paraclet vivificateur, qui se donne à nous sans que nous le méritions : ce sont les dons et les vertus surnaturelles !.
Amis de Dieu, 306
Les disciples, déjà témoins de la gloire du Ressuscité, éprouvèrent la force du Saint-Esprit: leur intelligence et leur cœur s’ouvrirent à une lumière nouvelle. Ils avaient suivi le Christ et avaient accueilli avec foi son enseignement, mais ils ne parvenaient pas toujours à en comprendre pleinement le sens ; il fallait que vînt l’Esprit de vérité, qui leur ferait comprendre toute chose(cf. Jn. 16, 12-23) Ils savaient qu’en Jésus seulement ils pouvaient trouver les paroles de vie éternelle, et ils étaient disposés à Le suivre et à donner leur vie pour Lui, mais ils étaient faibles et, quand vint l’heure de l’épreuve, ils s’enfuirent et Le laissèrent seul. Le jour de la Pentecôte, tout cela change. Le Saint-Esprit, qui est l’esprit de force, les a affermis, les a rendus surs et audacieux. La parole des Apôtres retentit, énergique et vibrante, dans les rues et sur les places de Jérusalem.
Quand le Christ passe, 127

3. Quel est le nom propre et quels sont les appellatifs de l’Esprit Saint?

Le terme « Esprit » traduit le mot hébreu Ruah, qui dans son sens premier veut dire souffle, air, vent. Par ailleurs, Esprit et Saint sont des attributs communs aux Trois Personnes divines. Cependant, en rattachant les deux termes, l’Écriture, la liturgie et le langage théologique désignent la personne ineffable de l’Esprit Saint, sans aucune équivoque possible avec les autres emplois de ces termes.

Appellatifs de l’Esprit Saint

Lorsqu’il annonce et promet la Venue du Saint-Esprit, Jésus l’appelle le « Paraclet », « l’avocat ». Paraclet est normalement traduit par « Consolateur ». Jésus appelle aussi l’Esprit Saint « Esprit de Vérité ». Avec son nom propre qui est le plus fréquemment employé dans les Actes des Apôtres et dans les lettres des Apôtres, il y a d’autres appellatifs. Saint Paul fait référence à Lui comme étant l’Esprit de la promesse, l’Esprit d’adoption, l’Esprit du Christ, l’Esprit du Seigneur, l’Esprit de Dieu et saint Pierre dit de lui qu’il est l’Esprit de gloire.
cf. CÉC 691-693

Contempler ce mystère
Dialogue assidûment avec le Saint-Esprit, ce Grand Inconnu : c’est lui qui doit te sanctifier.
N’oublie pas que tu es temple de Dieu. — Le Paraclet est au centre de ton âme : écoute-le et suis docilement ses inspirations.
Chemin, 57

4. Quels sont les symboles de l’Esprit Saint que l’on trouve dans la Sainte Écriture ?

L’eau du Baptême signifie l’action de l’Esprit Saint dans l’âme. Le feu traduit le fait que l’Esprit Saint s’est posé sous la forme de « langues de feu » sur les disciples, le matin de la Pentecôte et qu’il les a remplis de sa présence. La tradition spirituelle garde le symbole du feu parce qu’il est des plus expressifs de l’action de l’Esprit Saint. La Colombe est la forme de l’Esprit Saint lorsque le Christ sort des eaux de son baptême et qu’elle se pose sur Lui. C’est cette image que l’art utilise le plus souvent pour représenter la Troisième Personne de la Très Sainte Trinité.
cf.CÉC 694-701

Contempler le mystère
923 Le marque page des livres spirituels qu’il lisait était un bout de papier sur lequel il avait écrit en gros caractères, énergiques : "Ure igne Sancti Spiritus!"
—Il aurait bien voulu non pas écrire, mais graver : Brûle du feu du Saint-Esprit!
Ô chrétien, que j’aimerais que ce feu divin fût sculpté dans ton âme, enflammé sur tes lèvres, accroché à tes œuvres !
Forge, 923

La sécheresse intérieure n'est pas la tiédeur. Chez le tiède, en effet, l'eau de la grâce ne trempe pas : elle glisse... En revanche il est des terres sèches, apparemment arides, qui, avec quelques gouttes de pluie, sont, en leur temps, comblées de fleurs et de fruits savoureux.
Aussi, quand nous convaincrons-nous de l’importance de la docilité aux appels divins de chaque instant ? En effet, c’est là précisément que Dieu nous attend
zForge, 224

5. Quelle est la mission du Christ et du Saint-Esprit dans l’histoire de la Rédemption ?

Jésus ne révèle pleinement l’Esprit Saint qu’après sa Résurrection. Cependant, il le suggère petit à petit, y compris dans son enseignement aux foules, lorsqu’il révèle que sa Chair est la nourriture pour la vie du monde. Il le suggère aussi à Nicodème, à la Samaritaine et à ceux qui participent à la Fête des Tabernacles. Il en parle ouvertement à ses disciples à propos de la prière : « Si vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » Et lorsqu’il explique quel est le témoignage qu’ils auront à rendre, il leur dit : « Quand on vous arrêtera, ne vous souciez pas de ce que vous aurez à dire, ni comment vous devrez parler. Le moment venu, on vous communiquera ce que vous devrez dire. En effet, ce ne pas vous qui parlerez, mais l’Esprit du Père qui parlera pour vous ».
cf.CÉC 689-690

Contempler le mystère
C’est Notre Seigneur Jésus-Christ qui le veut : il faut Le suivre de près. Il n’y a pas d’autre chemin. Telle est l’œuvre du Saint-Esprit dans chaque âme et dans la tienne : sois docile, ne mets pas d’obstacles à Dieu, jusqu’à ce qu’II fasse un Crucifix de ta pauvre chair.
Sillon,978
Tout comme ces hommes qui s’approchèrent de saint Pierre le jour de la Pentecôte, nous aussi, nous avons été baptisés. Par le baptême, Dieu Notre Père a pris possession de notre vie, nous a incorporés à celle du Christ et nous a envoyé le Saint-Esprit. Le Seigneur, nous dit la Sainte Écriture, nous a sauvés par le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint. Et cet Esprit, Il l’a répandu sur nous à profusion, par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par la grâce du Christ, nous obtenions en espérance l’héritage de la vie éternelle.
Quand le Christ passe, 128

6. Comment agit-il dans la vie du chrétien ?
« Personne ne peut dire « Jésus est Seigneur » si ce n’est poussé par l’Esprit Saint » dit saint Paul dans son épître aux Corinthiens. Et dans sa lettre aux Galates : « Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils en nos cœurs qui s’écrie : Abba Pater ! »
La connaissance de foi n’est possible qu’en l’Esprit Saint. Pour être en contact avec le Christ, il faut d’abord y avoir été attiré par l’Esprit Saint. Le Saint-Esprit, avec la Très Sainte Trinité, vient inhabiter dans l’âme par le sacrement du Baptême. L’Esprit Saint, par sa grâce, est le « premier » à nous éveiller à la foi et à nous initier à la vie nouvelle qu’est la connaissance de l’unique vrai Dieu et de son envoyé, Jésus-Christ.
cf.CÉC 737-742

L’Esprit Saint, par sa grâce, est le « premier » à nous éveiller à la foi et à nous initier à la vie nouvelle qu’est la connaissance de l’unique vrai Dieu et de son envoyé, Jésus-Christ.

Contempler ce mystère
Cela vaut la peine de risquer sa vie, de se donner pleinement pour répondre à l’amour et à la confiance que Dieu nous fait. Cela vaut la peine, avant tout, de nous décider à prendre au sérieux notre foi chrétienne. Quand nous récitons le Credo, nous proclamons notre foi en Dieu le Père tout Puissant, en son Fils Jésus-Christ, qui est mort et ressuscité, en l’Esprit Saint, Seigneur et auteur de la vie. Nous confessons que l'Église, une, sainte, catholique et apostolique est le corps du Christ, animé par le Saint-Esprit. Nous nous réjouissons de la rémission des péchés et de l’espérance de la résurrection à venir. Mais ces vérités pénètrent-elles jusqu’au fond de notre cœur ou bien restent-elles sur nos lèvres ? Le message divin de victoire, de joie et de paix de la Pentecôte, doit être le fondement inébranlable de la façon de penser, de réagir et de vivre de tout chrétien.
Quand le Christ passe, 129

Voici une pensée qui conduit à la paix et que le Saint-Esprit livre, tout prête, à ceux qui tiennent à la Volonté de Dieu : Dominus regit me, et nihil mihi deerit, le Seigneur me gouverne, rien ne saurait me manquer.
De quoi pourrait s’inquiéter l’âme qui répète ces paroles avec conviction ?
Chemin, 760

7. Les dons du Saint-Esprit, que sont-ils ? Quels sont-ils ?

Les dons que l’Esprit Saint infuse dans l’âme du chrétien mènent les vertus à leur perfection et rendent les fidèles dociles à suivre les inspirations divines, promptement et avec amour, dans leur agir quotidien. Les sept dons de l’Esprit Saint sont : la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu.
cf. CÉC 1830-1831


Contempler ce mystère
La Troisième Personne de la Très Sainte Trinité — doux Hôte de l’âme — offre ses dons : don de sagesse, d’intelligence, de conseil, de force, de science, de piété, de crainte de Dieu.
Amis de Dieu, 92

Avec le don de piété, l’Esprit Saint nous aide à nous considérer enfants de Dieu pour de vrai. Pourquoi les enfants de Dieu seraient-ils donc tristes ? La tristesse est la scorie de l’égoïsme ; si nous voulons vivre pour le Seigneur, la joie ne nous manquera pas, tout en découvrant nos erreurs et nos misères. La joie envahit notre vie de prière, jusqu’à ce que nous n’ayons pas d’autre solution que de nous mettre à chanter : parce que nous aimons et que chanter est le propre des amoureux.
Amis de Dieu, 92

Je dirai que, parmi les dons du Saint-Esprit, il en est un dont les chrétiens ont spécialement besoin : le don de sagesse qui, en nous faisant connaître Dieu et jouir de Dieu, nous rend capables de juger sans erreur les situations et les choses de cette vie. […]
Non pas que le chrétien ne perçoive pas tout ce qu’il y a de bon dans l’humanité, qu’il n’apprécie les joies pures, qu’il ne participe aux désirs et aux idéaux terrestres. Il ressent, au contraire, tout cela du plus profond de son âme, et il le partage et le vit avec une intensité spéciale, parce qu’il connaît mieux que quiconque les profondeurs de l’esprit humain.
Quand le Christ passe, 133

8. Pourquoi dit-on que l’Esprit Saint prépara la Sainte Vierge avec sa grâce ?

L’Esprit Saint prépara Marie avec sa grâce. Il convenait que la Mère de Celui en qui « réside toute la plénitude de la divinité corporellement » fût « pleine de grâce ». En Marie, l’Esprit Saint réalise de dessein bienveillant du Père. La Sainte Vierge conçoit et met au monde le Fils de Dieu par l’œuvre du Saint Esprit. Sa virginité devient fécondité unique au moyen de la puissance du Saint Esprit et de la foi. Finalement et moyennant Marie, le Saint-Esprit commence à mettre le Christ en communion avec les hommes « ce qui est l’objet de l’amour bienveillant de Dieu ».
Cf.CÉC 721-726

Contempler le mystère
Il est juste que le Père, et le Fils et le Saint-Esprit couronnent la sainte Vierge en tant que Reine ayant la seigneurie sur toute la création.
— Profite donc de son pouvoir! Plein d'une audace filiale, unis-toi à cette fête du Ciel — Et je couronne de mes misères purifiées la Mère de Dieu, qui est aussi ma Mère, moi qui n’ai ni pierres précieuses ni vertus.
Courage, et fais de même !
Forge 285

Marie est saintement transformée, en son cœur très pur, en présence de l’humilité de Dieu : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu7. L’humilité de la Sainte Vierge est la conséquence de cet abîme insondable de grâce, qui se produit avec l’Incarnation de la Seconde Personne de la Très Sainte Trinité dans les entrailles de sa Mère toujours Immaculée.
Amis de Dieu, 96


Pour en savoir davantage : Catéchisme de l’Église catholique (CÉC, chapitre 3: Je crois en l’Esprit Saint, 683-686).]]>
<![CDATA[L’accolade d’un saint ]]> Article publiée dans El Regional de Zulia
Fernando Chumaceiro, ancien maire de Maracaibo, au Venezuela.

En 1974, vers la moitié du premier trimestre, j’ai fait un court séjour à Rome pour mon travail.
José Joaquin Arenas, un ami très cher, l’ayant appris, mit un grand soin à ce que je puisse y rencontrer mgr Josémaria Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei. J’ignore comment il s’est débrouillé mais le fait est que dès mon arrivée à Rome, avec mon épouse, la date et l’heure de notre visité fut confirmée : le « Père », comme l’appelait José Joaquin allait nous recevoir.
À l’époque j’avais déjà une vision christocentrique de l’existence mais je trainais tout de même des préjugés acquis par le passé et l’Opus Dei n’en était pas épargné. Aussi, je n’étais pas content d’avoir à prendre du temps pour ce qui, à ce moment-là, n’avait pas pour moi un grand intérêt, vu le court séjour que j’avais prévu. Mais José Joaquin, qui admirait beaucoup mgr Escriva, avait tellement insisté que mon agenda ne réussit pas à le faire plier.

Viale Bruno Buozzi, 75 : nous étions au rendez-vous quelques minutes avant, dans une petite salle d’attente sobre mais accueillante. Concernant les détails, ma mémoire est toujours défaillante or, là, je me souviens que, pile, à l’heure prévue, la porte s’est ouverte et une soutane tourbillonnante est apparue: c’était mgr Escriva, débordant d’affection, comme s’il avait attendu cette rencontre depuis toujours. Nous avons eu l’impression que notre présence était importante pour lui. Toute la conversation a tourné autour de notre couple : notre rencontre, nos années de vie commune, nos enfants, leur âge, nos occupations. Je réalise aujourd’hui qu’en quelques minutes, il avait notre biographie : ce qui nous rendait heureux, ce qui nous angoissait. Il s’est adressé à nous de sa voix chaleureuse, avec beaucoup d’affection et de tendresse. Le secret du bonheur conjugal est dans le quotidien, nous a-t-il dit, dans le travail de tous les jours, dans la sanctification du couple grâce au sacrement du mariage, de la famille en tant qu’église domestique. Ni un discours, ni du par cœur, c’était de ses convictions profondes qu’il nous parlait, avec la force de sa foi, sur le ton de la prière. Fonder une famille, élever des enfants et christianiser la vie de la société étaient bel et bien une œuvre surnaturelle.
J’ignore le temps que nous avons passé avec lui parce que j’en ai perdu la notion et que nous avons eu l’impression de le connaître depuis toujours.
Je le revois encore debout, prenant congé de nous. Je me suis dit alors que j’étais devant quelqu’un qui dégageait la sainteté. Il m’a serré très fort dans ses bras, dans accolade chaleureuse, loin de tout conformisme, pleine de transcendance. Quelques secondes que je n’avais pas méritées, me suis-je toujours dit. Son visage contre le mien, comme un père avec son fils lorsqu’il lui dit au revoir, j’ai senti alors une énergie exceptionnelle, peu commune, se dégager comme si tout son être vibrait dans cette accolade, poussé par l’élan d’un cœur qui, à chaque battement, proclamait l’existence de Dieu.
En évoquant cette rencontre, je sens que Josémaria Escriva de Balaguer prolonge, au-delà du temps et de l’espace, la chaleur humaine de cette accolade.
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<![CDATA[Pour goûter l’amour de Dieu]]> Le Royaume des Cieux est semblable à un commerçant en quête de perles fines qui dès qu’il en trouve une de grande valeur, s’en va vendre tout ce qu’il a et l’achète.
Mt 13, 44-52

À côté de Dieu, rien n’a de la valeur

Pense à ce qu’il y a de plus beau et de plus grand sur terre…, à ce qui plaît à l’intelligence et aux autres facultés…, et aux plaisirs de la chair et des sens…
Considère aussi le monde, les autres mondes qui scintillent dans la nuit : l’univers entier. — Eh bien ! tout cela, avec l’assouvissement de toutes les folies du cœur…, tout cela ne vaut rien, n’est rien et moins que rien, à côté de ce Dieu — ton Dieu ! — trésor infini, perle très précieuse, Dieu humilié, Dieu esclave, qui s’anéantit sous la forme de serviteur dans la crèche où il voulut naître, dans l’atelier de Joseph, dans la Passion et dans sa mort ignominieuse… et dans la folie d’Amour de la sainte Eucharistie.
Chemin, 432

Le Seigneur ne change pas ; il n’a pas besoin de bouger, en quête de ce qu’il ne possèderait pas ; il est le mouvement, la beauté et la grandeur en leur totalité. Aujourd’hui comme il en a toujours été.
Amis de Dieu, 190
Les amoureux ne savent pas se dire adieu : ils se tiennent toujours compagnie.
— Toi et moi, aimons-nous ainsi Notre Seigneur?
Sillon, 666

Mon Dieu! Je trouve la grâce et la beauté dans tout ce que je vois : aussi, à toute heure par amour, vais-je maîtriser mon regard.
Forge, 415

Dieu nous aime infiniment plus que tu ne t’aimes toi-même... Laisse-Le donc t’en demander davantage!
Forge, 813

Si le mot amour est vite dit sans qu’il soit étayé par de petits sacrifices, il finit par lasser.
Sillon, 979

Notre-Seigneur ne s'est pas contenté de nous dire qu'Il nous aime: Il nous l'a montré par ses œuvres et par sa vie tout entière. — Et toi?
Forge, 62


Tempérance

Prenons des exemples, tirés de la vie courante. Saint Paul les mentionne : Tout athlète se prive de tout ; mais eux c’est pour obtenir une couronne périssable, nous, une impérissable. Il vous suffit de jeter un regard autour de vous. Voyez le nombre de sacrifices que les hommes et les femmes s’imposent, bon gré mal gré, pour soigner leurs corps, pour préserver leur santé, pour gagner l’estime d’autrui... Et nous, Serions-nous insensibles à cet immense Amour de Dieu auquel l’humanité répond si mal, incapables de nous mortifier là où il faut, afin que notre esprit et notre cœur soient plus attentifs au Seigneur ?
Amis de Dieu, 135

Jusqu’à présent, avant de L’avoir rencontré, tu tenais à vivre, les yeux grands ouverts pour être au courant de tout ; désormais, de ton regard propre, tu verras avec Lui ce qui t’intéresse vraiment.
Sillon, 682

La tempérance est maîtrise de soi. Tout ce que nous ressentons dans notre corps et dans notre âme n’est pas à satisfaire de façon débridée. Tout ce qui peut se faire n’est pas bon à faire. Il est plus facile de se laisser entraîner par les impulsions dites naturelles ; mais ce chemin débouche sur la tristesse, l’isolement dans la misère personnelle.[…]
Je veux considérer les fruits de la tempérance, je veux voir l’homme vraiment homme, détaché de ces choses qui miroitent mais sont sans valeur, telles ces breloques dont s’empare la pie. Cet homme-là sait faire fi de ce qui nuit à son âme et se rendre compte que son sacrifice n’est qu’apparent : en effet, dès qu’il en vit, il est délivre de nombreux esclavages et il arrive, au plus intime de son cœur, à goûter tout l’Amour de Dieu
La vie retrouve alors les nuances que l’intempérance estompait ; nous sommes en mesure de nous préoccuper des autres, de partager ce qui nous appartient avec tout le monde, de nous consacrer à de grandes tâches. La tempérance éduque l’âme à la sobriété, à la modestie, à la compréhension ; elle lui procure une modestie naturelle, toujours attrayante, tant il est vrai que la suprématie de l’intelligence perce sous cette conduite. La tempérance n’implique pas limitation, mais grandeur. Il y a davantage de privation dans l’intempérance, là où le cœur abdique au tintement des breloques du premier venu.
Amis de Dieu, 84

Tu manges d’ordinaire plus que de besoin. — Et cette satiété, souvent cause de lourdeur et de gêne physique, t’empêche de goûter les biens surnaturels et engourdit ton intelligence.
Quelle bonne vertu que la tempérance, y compris pour ici-bas !
Chemin, 682


Détachement

Aimer de tout son cœur rend l’âme heureuse et tient compte de la souffrance : il n’y a pas d’amour sans renoncement.
Forge, 760

Nous devons être exigeants avec nous-mêmes dans la vie quotidienne, afin de ne pas nous inventer de faux problèmes, des besoins artificiels qui, en fin de compte, procèdent de la suffisance, de l’envie, d’un esprit de confort et de paresse. Nous devons aller vers Dieu d’un pas rapide, sans poids mort ni bagages qui entravent notre marche. C’est justement parce que la pauvreté d’esprit ne consiste pas à ne rien avoir mais à être détachés réellement, que nous devons rester sur nos gardes pour ne pas nous laisser avoir par des besoins soi-disant de force majeure. Recherchez ce qui suffit, recherchez ce qui est assez. Et ne désirez rien d’autre. Ce qui est en plus est fardeau et non soulagement ; cela nous attriste au lieu de nous remonter.

Quand je vous donne ces conseils, je ne pense pas à des situations étranges, anormales ou compliquées. Je connais quelqu’un qui se servait de bouts de papiers en guise de marque page sur lesquels il écrivait quelques oraisons jaculatoires qui l’aidaient à garder la présence de Dieu. Et il eut envie de conserver amoureusement ce trésor, jusqu’au jour où il se rendit compte qu’il était en train de s’attacher à de minables bouts de papiers. Drôle de modèle de vertus ! Peu m’importe de vous montrer toutes mes misères, si cela peut vous servir à quelque chose. J’ai volontiers découvert un peu le pot aux roses, car il se pourrait que tu aies le même souci : tes livres, tes vêtements, ta table, tes... idoles de pacotille.
Amis de Dieu, 125

Il suffira parfois, pour y remédier, de la petite mortification consistant à se passer de quelque chose pour une courte durée. Ou dans un autre ordre d’idée, tu peux très bien renoncer un jour sans problème à ton moyen de transport habituel et donner en aumône ce que tu auras économisé, même si c’est peu de chose. De toute façon, si tu as l’esprit de détachement, tu découvriras des occasions continuelles, discrètes et efficaces, de l’exercer.
Amis de Dieu, 125

N’as-tu jamais contrarié tes goûts ou tes caprices en quelque chose ? —Vois, Celui qui te le demande est cloué sur une Croix, souffrant dans tous ses sens et dans toutes ses puissances, une couronne d’épines couvrant sa tête… pour toi.
Sillon, 989


Pour atteindre le but

Être fidèle à Dieu demande la lutte, une lutte corps à corps, d’homme à homme — le vieil homme contre l’homme de Dieu — au coup par coup, sans plier.
Sillon, 126

Il me faut te prévenir contre une embûche de “ satan ” (oui, avec une minuscule, il n’en mérite pas plus) qui cherche à se servir des circonstances les plus normales pour nous faire dévier peu ou prou du chemin qui nous mène vers Dieu.
Si tu luttes, qui plus est, si tu luttes vraiment, ne sois pas étonné de la fatigue ou de ce sentiment “ d’avancer à rebrousse-poil ”, sans aucune consolation spirituelle ou humaine. Écoute ce que l’on m’écrivait il y a longtemps, et que j’ai gardé en pensant à certains qui considèrent naïvement que la grâce fait abstraction de la nature : “ Père, depuis quelques jours je me trouve dans un état de paresse et d’apathie terribles pour accomplir mon plan de vie ; je fais tout, en me forçant et à contre cœur. Priez pour moi, pour que cette crise passe vite, car je souffre beaucoup à l’idée que cela peut m’écarter de mon chemin. ”

— Je me suis borné à te répondre : as-tu oublié que l’Amour exige le sacrifice ? Lis lentement les paroles du Maître : “ qui ne prend pas sa Croix “ quotidie ” — chaque jour — n’est pas digne de Moi ”. Et plus loin : “ je ne vous laisserai pas orphelins… ”. Si Notre Seigneur permet que tu connaisses cette aridité, si pénible, c’est pour mieux se faire aimer, pour que tu ne comptes que sur Lui, pour qu’avec la Croix tu deviennes corédempteur, pour que tu Le trouves.
Sillon, 149

Tu ne sais pas si ce qui t’est tombé dessus est de l’épuisement physique ou une espèce de lassitude intérieure, ou les deux à la fois… ; tu luttes sans lutter, sans vraiment vouloir positivement t’améliorer, pour communiquer la joie et l’amour du Christ aux âmes.
Je tiens à te rappeler ces paroles claires du Saint-Esprit : seul sera couronné celui qui aura combattu, “ legitime” — vraiment, en dépit de tous les dépits”.
Sillon, 163

Oui, tu as raison: que ta misère est profonde! Livré à toi-même, où en serais-tu à présent, où en serais-tu arrivé?...
"Seul un Amour rempli de miséricorde est capable de m'aimer encore", reconnais-tu.
— Rassure-toi: Il ne te refusera ni son Amour, ni sa Miséricorde, pourvu que tu Le cherches.
Forge, 897

C’est parce que Marie est Mère que notre dévotion à son égard nous apprend à être enfants, à aimer pour de bon, sans mesure; à être simples, sans les complications nées de l’égoïsme, de ne penser qu’à soi; à être joyeux, en sachant que rien ne peut détruire notre espérance. Le début du chemin menant jusqu’à la folie de l’amour de Dieu est un amour confiant envers la Très Sainte Vierge Marie. C’est ce que j’ai écrit, il y a déjà bien longtemps, dans le prologue à des commentaires du saint rosaire. Depuis, j’ai pu m’assurer bien souvent de cette vérité. Je ne vais ici m’étaler à commenter cette idée; je vous inviterai plutôt à en faire l’expérience, à la découvrir vous-mêmes en recherchant avec amour la compagnie de Marie, en lui ouvrant vos cœurs, en lui confiant vos joies et vos peines, en lui demandant de vous aider à connaître et à suivre Jésus.
Quand le Christ passe, 143

Dissipation. — Tu laisses tes sens et tes facultés s’abreuver à n’importe quelle mare. — Puis, te voilà, instable, l’attention dispersée, la volonté somnolente et la concupiscence en éveil.
— Astreins-toi sérieusement de nouveau à un plan qui t’aide à mener une vie de chrétien, ou tu ne feras jamais rien de profitable.
Chemin, 375

Tâche de te réserver chaque jour quelques minutes de cette solitude bénie, si nécessaire à la bonne marche de ta vie intérieure.
Chemin, 304
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<![CDATA[Nouvelle biographie de saint Josémaria ]]> « Saint Josémaria : ouvrir les chemins divins de la terre » est la dernière biographie du fondateur de l’Opus Dei (Madrid, Palabra, 2013, 1ª, 320 pages). La romancière Nuria Torrell l’a publiée chez Arcaduz, dans la collection des biographies de saints.
Le père Badrinas, vice-postulateur de la cause de canonisation de saint Josémaria pense que la nouveauté de cet ouvrage tient à sa structure narrative : « On a beaucoup écrit sur saint Josémaria, mais il n’y avait pas encore une approche si originale de sa vie».

L’auteur a fait, durant de nombreuses années, des recherches sur la vie de saint Josémaria et , s’est largement documentée grâce à l’aide de nombreux témoins qui l’ont connu, parmi lesquels il y a le père Badrinas. Elle s’est servie de son talent de romancière pour donner un corps à cette recherche.

Le résultat est une biographie attachante, légère, très détaillée en même temps, qui embrasse toute la vie de saint Josémaria et fait percevoir sa fidélité exemplaire à la mission confiée par Dieu : ouvrir les chemins divins de la terre en proclamant que tous les chrétiens sont appelés à la sainteté.

Nuria Torrell, licenciée en Histoire de l’Art à l’Université de Saragosse a été professeur au départ mais elle a choisi de se consacrer à la littérature pour enfants et pour jeunes, domaine où elle a déjà vraiment percé. Elle fait partie du groupe littéraire Aurore, elle a décroché le Prix Dulcinée. Membre du jury dans plusieurs concours littéraires, elle fait des conférences, publie des articles sur la littérature dans plusieurs médias. Certains de ses romans ont atteint déjà leur 6ème édition.
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<![CDATA[Condoray: 50 ans à transformer l’existence ]]> Il y a 50 ans Condoray a rélevé le défi de l’épanouissement intégral et soutenu de la femme à Cañete, au Pérou. Saint Josémaria fut le promoteur de cette aventure dont la formation doctrinale et spirituelle est actuellement confiée à la Prélature de l’Opus Dei. Ce grand projet a motivé et rassemblé beaucoup de personnes et un grand nombre de jeunes filles volontaires de différents pays qui se sont investies de leur mieux pour que ce programme social se développe.

Nous recueillons ici les propos de Milagros Panta, directrice de Condoray :
« L’éducation a toujours été la clé de voûte d’une véritable promotion de la femme en ce pays. En effet, il n’y a pas de développement sans éducation.
Ce centre a déjà formé plus de 25.000 femmes dans la Vallée de Cañete, au Pérou. Nous tenons non seulement à faire évoluer les femmes et leur famille, mais à leur procurer une formation qui les aide à mettre en valeur leurs aptitudes, leurs capacités ».
Condoray, promu par saint Josémaria qui défendait le droit de tous à une vie digne et à un travail, a mis en route plusieurs programmes assurant à la femme un épanouissement personnel, une vie en accord avec sa dignité. Ces programmes de formation lui permettent de s’insérer par la suite dans le marché du travail.

Les enseignements du fondateur de l’Opus Dei sont la base de tout le travail de Condoray : le respect de la personne et de sa dignité ; la passion pour la vérité ; l’amour de la liberté et la responsabilité personnelles ; la solidarité et le travail bien fait.

Condoray comprend désormais un Institut d’Éducation supérieure avec différents cursus techniques reconnus officiellement : Administration des services d’hôtellerie, Secrétariat de direction et comptabilité pour permettre aux jeunes filles, aux revenus modestes, de trouver facilement du travail.
Pour ce qui est de la formation dans 17 communautés rurales, il y a plusieurs programmes : réussite à la production, épanouissement personnel et familial, respect de l’environnement, amélioration de l’habitat, de la santé, de l’alimentation et de l’hygiène. Tous ces programmes sont accompagnés d’une formation aux vertus humaines et aux valeurs chrétiennes qui aident les bénéficiaires à s’en sortir et à participer activement au progrès de leur environnement social.
Le CEFEM, Centre de Formation à l’Entreprise, est encore un programme de Condoray qui forme aux services de l’entreprise permettant ainsi aux élèves de créer une micro entreprise ou de développer une affaire dans le but d’augmenter leurs ressources familiales.

Le témoignage de Hilda
Hilda Palomino venait d’Ayacucho, à l’intérieur du Pérou.
« Je suis arrivée à Cañete dans un dénuement pratiquement total. J’ai commencé à vendre un plat typique péruvien, le bouillon de poule, sur un chariot ambulant, dans la rue. L’affaire ne tournait pas bien. Je me suis tournée vers le CESEM pour avoir un soutien à l’entreprise. J’avais beaucoup de difficultés. Mon estime personnelle était au plus bas, personne ne m’avait appris à apprécier le travail. Je n’étais pas sûre de moi, je me disais que mon affaire ne valait rien, que je faisais des investissements à perte. Au CESEM, j’ai beaucoup appris et j’ai ouvert un restaurant, avec son enseigne, ses tables, ses nappes. Mes ventes ont augmenté car mon bouillon est exquis et que je le sers avec le sourire. Tout est nickel et bien rangé.

Mon affaire tourne bien et cela se sent dans ma famille : je travaille au coude à coude avec mon époux et ma fille, nous profitons de bons moments ensemble, nous nous entraidons, dans l’harmonie et avec des objectifs de progrès personnel ».

Protagonistes de leur croissance
Et Milagros Panta de dire :
“Nous formons aussi 54 promotrices rurales, des têtes de pont qui répercutent chez elles, en leur communauté, les connaissances acquises dans notre Institut. Elles encouragent les femmes à poursuivre des objectifs dans l’éducation, dans leur famille, dans leur cadre social et à être les protagonistes de leur croissance ».

Dina Sandoval, responsable des Programmes ruraux ajoute : « La référence de notre institution est l’éducation de la femme pour arriver à la croissance recherchée. En effet, si elle est formée, c’est toute sa famille qui va l’être. Ce qu’elle apprend est transmis aux enfants et d’une génération à l’autre ».
Ces promotrices rurales ont transformé le système social de la vallée : la femme qui auparavant et depuis toujours, n’intervenait jamais dans la vie de sa communauté et ne prenait aucune décision, assume désormais des fonctions de leadership chez elle. Le message du fondateur de l’Opus Dei a contribué à l’élan de ce travail de fond dans la zone :
Voici le témoignage dans ce sens de Raquel Moran, maman de 5 enfants.
« Saint Josémaria a eu une influence considérable dans ma vie. Servir sans rien attendre en retour est un exemple qui m’a encouragée à être promotrice rurale à Condoray. J’aide ainsi les paysannes à s’épanouir en tant que personnes, à se faire valoir et à transformer leur village »
Et celui de Libertat Fernandez, promotrice elle aussi depuis 48 ans
« À Condoray, j’ai découvert les valeurs chrétiennes, j’ai recouvré mon estime personnelle, ma dignité de femme, j’ai appris à former les personnes du village. J’ai fait la connaissance de saint Josémaria et qui m’a appris à offrir la souffrance et à être plus charitable. À l’écouter, on changeait intérieurement et j’ai été profondément touchée lorsqu’on la béatifié, puis sanctifié »

À Cañete et à partir de Cañete
Depuis 1985, des jeunes filles du Canada, d’Espagne, du Portugal, d’Australie, de Belgique, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Irlande, de France, d’Italie, de Suède, du Japon, du Paraguay, de Suisse, du Chili, de Singapour, de Nouvelle Zélande ont pris part aux camps de travail dans les zones peuplées de Cañete.
Ainsi plus de mille personnes ont rencontré des gens de par ici au grand cœur, à la foi simple et ont changé leur façon de voir la vie, se sont approchées de la foi. Nous reproduisons quelques témoignages de ce que travailler à Cañete durant un certain temps a produit chez elles

Shibata Kaoru, du Japon, témoigne :
« Condoray, c’est une chance offerte aux femmes pour leur formation. Leur vie change. C’est, bien sûr, un travail difficile, mais les résultats sont très réconfortants. Souhaitons qu’il y ait beaucoup d’institutions semblables à celle-ci ».

Et voici ce qu’en dit Matilde Moreno, d’Espagne :
Ici, j’ai réalisé l’importance de la joie et de la liberté d’une vie plus sobre qui accepte la souffrance dans la paix. Je pense que Condoray donne un sens chrétien à la vie de tout ce monde, un sens authentique, bien plus important que tout aspect matériel ».

Patricia Buesa Zubiría dit par ailleurs :

« J’ai apprécié l’idée qu’il faut se former pour apprendre aux autres par la suite ce que nous savons. C’est le travail de Condoray avec les promotrices qui, à leur tour, enseignent ce qu’elles ont appris aux femmes du village. C’est un travail précieux : il apprend aux femmes à être fortes ».

Lyne Boivin, qui travaille dans le design publicitaire, avoue qu’elle rentre chez elle « en emportant la grandeur des gens simples et l’optimisme face à l’adversité. Je vais arriver au Canada avec une autre vision de l’existence puisque j’ai réalisé que nous pouvons vivre avec moins de biens en étant très heureux ».

May Anh, du Vietnam, en parle aussi :

« Des gens matériellement très pauvres, mais avec mille fois plus de valeurs humaines que nous. Ils tiennent à ce qui est réellement important. La plus grande richesse de ce pays est la générosité de ses gens. Ils donnent du peu qu’ils ont et ils pensent surtout aux autres ».

Catherine Loewe qui a donné un bon coup de main à Condoray, il y a quelques années, abonde dans ce sens :

« Ce qui m’a le plus enrichie c’est de constater que la richesse n’est pas quelque chose de matériel. J’ai trouvé ici un grand cœur chez les gens et un somme importante de ressources humaines »

Une grande aventure

Blanca Ramos, Carmela Aspíllaga et Rosalía Valera sont arrivées à Cañete le 23 mai 1963 pour se lancer dans cette grande aventure. Au départ, ce fut une « école d’arts ménagers ». Actuellement, il s’agit d’un Institut d’Éducation Technologique supérieure qui a permis depuis à 10.000 jeunes filles de se former.

En 1970 le nouveau siège fut installé avec l’aide croissante d’un grand nombre de personnes. En 1972, on créa le Département de Promotion Rurale avec des travaux de recherche auprès de 40 communautés paysannes et le début du travail avec les premières promotrices rurales. Cela permit de jeter les bases des Programmes de Développement rural de grande portée qui tournent toujours.

« Démarrer ce travail sans moyens humains, sans ressources matérielles, ne fut pas aisé. Nous sommes allées chercher les paysannes, une par une, dans leurs villages. Il nous a fallu briser la méfiance et casser l’idée que se former c’était une perte de temps », dit Bibiana, éducatrice familiale qui a travaillé à Cañete dès le départ et pendant longtemps.

Cinquante ans de travail assidu, de prise en charge de chaque personne, de service, de solidarité, de compétence professionnelle et de formation intégrale, avec des principes inspirés sur l’enseignement de saint Josémaria ont fait de Condoray une institution à la pointe dans la formation intégrale de la femme et une référence dans les programmes de développement et de croissance au Pérou.

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<![CDATA[Pourquoi aimons-nous tellement la Sainte Vierge ?]]> Dès le départ, la foi en Dieu fait homme a toujours été la joyeuse conviction de l’Église. Pour venir en ce monde, Dieu a voulu compter sur la collaboration de Marie, sa créature, devenue Mère de son Fils par l’action de l’Esprit Saint. Et, dès le départ, l’Église a honoré Marie en tant que fille de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils, Épouse de Dieu, Esprit Saint. Comment Dieu a-t-il choisi Marie ? Quelle a été la conception du Fils de Dieu ? Pourquoi appeler Marie, Vierge et Mère ?

1. Quelle a été la conception humaine du Fils de Dieu ?
Ce moment historique, prévu par Dieu de toute éternité, a eu lieu à Nazareth, village de Galilée, lorsque l’ange Gabriel s’est présenté à Marie, une jeune fille juive, « une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie » dit saint Luc au chapitre 1er de son évangile.
Dieu a voulu la libre coopération d’une créature pour être la Mère de Son Fils
"Le Père des miséricordes a voulu que le consentement de celle qui était prédestinée pour être la Mère précédât l’Incarnation afin que, de même qu’une femme (Ève) contribua à la mort, de même une autre femme contribuât à la vie »
CÉC 488-504-511

2. Comment Dieu choisit-il Marie? Quelles furent les paroles que l’Ange Gabriel adressa à Marie, à Nazareth ? Marie, que lui répondit-elle ?
C’est saint Luc qui nous en parle dans le premier chapitre de son Évangile :
« Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! Mais à cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. L'ange lui dit : " Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce devant Dieu. Voici que tu concevras, et que tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin ».
En entendant ces paroles elle fut toute troublée.
Marie dit à l’Ange : Comment cela se fera-t-il puisque je ne connais point d’homme ? L’ange lui répondit : l’Esprit Saint descendra sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. Aussi l’enfant sera Saint et sera appelé Fils du Très Haut ».

Jésus est conçu du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie parce qu’il est le Nouvel Adam qui inaugure la création nouvelle : " Le premier homme, issu du sol, est terrestre ; le second homme, lui, vient du ciel ". L’humanité du Christ est, dès sa conception, remplie de l’Esprit Saint car Dieu " lui donne l’Esprit sans mesure " dit saint Jean (Jean 3, 34).
CÉC 504

Contempler ce mystère
Qu’aurions-nous fait, si nous avions eu à choisir notre mère ? Je pense que nous aurions choisi celle que nous avons, et que nous l’aurions comblée de toutes les grâces. C’est ce que le Christ fit, Tout-Puissant, infiniment Sage et l’Amour même, sa puissance réalisa toute sa volonté.
Quand le Christ passe, 171

Notre Mère a longuement médité les paroles des saints, ces hommes et ces femmes de l’Ancien Testament qui attendaient le Seigneur, ainsi que les événements auxquels ils ont été mêlés. Elle s’est émue devant cette succession de prodiges, devant le débordement de la miséricorde de Dieu pour un peuple si souvent ingrat. Cette tendresse divine, constamment renouvelée, fait jaillir ces mots de son cœur immaculé : Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur son humble servante. Les fils de cette bonne Mère que sont les premiers chrétiens ont appris cela d’elle ; nous aussi nous pouvons, et nous devons, l’apprendre.
Amis de Dieu, 241

3. Marie, était-elle libre lorsqu’elle accepta les desseins de Dieu pour Elle ?
Marie est invitée à concevoir Celui en qui habitera " corporellement la plénitude de la divinité " et elle pose des questions sur ce qu’elle ne comprend pas
La réponse divine à son " comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? " est donnée par la puissance de l’Esprit : " L’Esprit Saint viendra sur toi ". Puis elle prononça son « fiat » (qu’il se fasse en moi selon votre Parole) loco totius humanae naturae (" en lieu et place de toute la nature humaine »). La Vierge Marie a " coopéré au salut des hommes avec sa foi et son obéissance libres " Par son obéissance, elle est devenue la nouvelle Ève, mère des vivants.
CÉC 511-484

Contempler ce mystère
N’oublie pas, mon ami, que nous sommes des enfants. Marie, la Dame au doux nom, est en prière.

Toi, tu es dans cette maison tout ce que tu voudras : un ami, un serviteur, un curieux, un voisin...
— Quant à moi, je n’ose pas être quoi que ce soit en ce moment. Caché derrière toi, je contemple la scène, ébloui.
L’Archange transmet son message... Quomodo fiet istud, quoniam virum non cognosco ? — Comment cela se fera t il puisque je ne connais point d’homme ? (Lc 1, 34).
La voix de notre Mère ramène à ma mémoire, par contraste, toutes les impuretés des hommes..., les miennes aussi. Et combien je hais alors les misérables bassesses de la terre !... Quelles résolutions !

Fiat mihi secundum verbum tuum. — Qu’il me soit fait selon ta parole (Lc 1, 38). Et dans l’enchantement de ces paroles virginales, le Verbe s’est fait chair.

La première dizaine va s’achever... Avant tout autre mortel, j’ai encore le temps de dire à mon Dieu : Jésus, je t’aime.
Saint Rosaire, 1er mystère joyeux

Ô Mère, ma Mère ! Ton « fiat » a fait que nous devenions frères de Dieu et héritiers de sa gloire. Bénie sois-tu !
Chemin, 512

La Vierge n’a pas seulement prononcé ce fiat, mais elle a été ferme, à tout moment, dans cette décision irrévocable. Nous, de même : lorsque l’amour de Dieu nous pousse et que nous découvrons ce qu’Il veut, nous devons nous engager à être fidèles, loyaux, et à l’être vraiment. Car ce n’est pas en me disant « Seigneur, Seigneur », qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
Quand le Christ passe, 173

4. Jésus a été conçu par l’œuvre et par la grâce du Saint-Esprit, qu’est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que Dieu s’est fait homme sans l’intervention d’un homme. Jésus n’a que Dieu comme Père (cf. Luc 2, 48-49). Cela veut dire que Marie a toujours été Vierge. La virginité de Marie manifeste l’initiative totalement réservée à Dieu dans l’Incarnation.
" La nature humaine qu’il a prise ne l’a jamais éloigné du Père (...) ; naturellement Fils de son Père par sa divinité, naturellement fils de sa mère par son humanité, mais proprement Fils de Dieu dans ses deux natures " (Cc. Frioul en 796 : DS 619).
CÉC 503

Contempler le mystère
Une fois accompli le temps de la purification de la Mère, il faut aller à Jérusalem avec l’Enfant pour le présenter au Seigneur, selon la Loi de Moïse (Lc 2, 22).
Et cette fois c’est toi, mon ami, qui vas porter la cage avec les tourterelles. Te rends tu compte ? Elle — l’Immaculée — se soumet à la Loi comme si elle était souillée.

Cet exemple, petit sot, t’apprendra t il à obéir à la Sainte Loi de Dieu, malgré tous les sacrifices personnels ?

Se purifier ! Toi et moi nous avons bien besoin de purification ! — Expier et, en plus de l’expiation, l’Amour. — Un amour qui soit un cautère brûlant les impuretés de notre âme, et un feu embrasant de flammes divines la misère de notre cœur.

Un homme juste et craignant Dieu, venu au Temple poussé par l’Esprit Saint — il lui avait été révélé qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Christ — prend le Messie dans ses bras et lui dit : Maintenant, Seigneur, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix... car mes yeux ont vu le Sauveur (Lc 2, 25 30).
Saint Rosaire, 4ème mystère joyeux

5. Quel est le rapport entre Éve et Marie?
Tout au long de l’Ancienne Alliance, la mission de Marie a été préparée par celle de saintes femmes. (…) Sara qui conçoit un fils malgré son grand âge, Anne, la mère de Samuel, Déborah, Ruth, Judith. Selon le récit de la Genèse, Ève est au commencement de tout : en dépit de sa désobéissance, elle reçoit la promesse d’une descendance qui vaincra le Malin.
Marie " occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de lui avec confiance. Avec elle, la fille de Sion par excellence, après la longue attente de la promesse, s’accomplissent les temps et s’instaure l’économie nouvelle "
CÉC 489

Contempler le mystère
Si toi et moi en avions eu le pouvoir, nous l’aurions aussi faite Reine et Souveraine de toute la création.
Un grand signe apparut dans le ciel : une femme avec une couronne de douze étoiles sur la tête. — Revêtue du soleil. — La lune à ses pieds (Ap 12, 1). Marie, Vierge sans tache, a réparé la chute d’Ève : et elle écrase de son talon immaculé la tête du serpent infernal. Fille de Dieu, Mère de Dieu, Épouse de Dieu.
Saint Rosaire, 5ème mystère glorieux.

6. Que veut-il dire que Marie est pleine de grâce ?
L’ange Gabriel, au moment de l’Annonciation la salue comme " pleine de grâce "(Lc 1, 28). En effet, pour pouvoir donner l’assentiment libre de sa foi à l’annonce de sa vocation, il fallait qu’elle fût totalement conduite par la grâce de Dieu : Pour être la Mère du Sauveur, Marie "fut pourvue par Dieu de dons à la mesure d’une si grande tâche"

Cela signifie qu’elle fut conçue sans le péché originel. Au long des siècles l’Église a pris conscience que Marie, "comblée de grâce" par Dieu (Luc 1, 28), avait été rachetée dès sa conception. C’est ce que confesse le dogme de l’Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le pape Pie IX : La bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel ( Pie IX, Bulle Ineffabilis Deus : DS 2803).
CÉC 490-491

Contempler le mystère
Y a-t-il un cœur plus humain que celui d’une créature qui déborde de sens surnaturel ? Pense à Sainte Marie, pleine de grâce, Fille de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils, Épouse de Dieu le Saint-Esprit : l’humanité entière a une place dans son cœur, sans différences ni discriminations. Chacun est son fils, sa fille.
Sillon, 801

Marie, Regina pacis, Reine de la Paix, toi qui as eu la foi et qui as cru à l’accomplissement de la promesse de l’ange, aide-nous à croître dans la foi, à être fermes dans l’espérance, à pénétrer profondément dans l’Amour.
Quand le Christ passe, 170

7.Comment une femme peut-elle être la Mère de Dieu ?
Marie est vraiment " Mère de Dieu " puisqu’elle est la mère de Jésus-Christ, Fils éternel de Dieu fait homme, qui est Dieu lui-même, comme la Révélation nous le dit à travers la Sainte Écriture. C’est une vérité de foi à laquelle tous les chrétiens ont adhéré depuis les premiers temps.
Le regard de la foi peut découvrir, en lien avec l’ensemble de la Révélation, les raisons mystérieuses pour lesquelles Dieu, dans son dessein salvifique, a voulu que son Fils naisse d’une vierge. Ces raisons touchent aussi bien la personne et la mission rédemptrice du Christ que l’accueil de cette mission par Marie pour tous les hommes.
CÉC 509-502

Contempler ce mystère
Notre Mère est un modèle de réponse à la grâce et, si nous contemplons sa vie, le Seigneur nous éclairera pour que nous sachions diviniser notre existence ordinaire. Tout au long de l’année, lorsque nous célébrons les fêtes mariales, et bien souvent chaque jour, nous chrétiens, nous pensons à la Vierge. Si nous profitons de ces instants pour imaginer comment se comporterait Notre Mère dans ces taches qui nous incombent, peu à peu nous imiterons son exemple et nous finirons par lui ressembler, comme les enfants ressemblent à leur mère.
Quand le Christ passe, 173

8. Pourquoi est-elle aussi mère des chrétiens et mère de l’Église ?
Jésus est le Fils unique de Marie. Or la maternité spirituelle de Marie s’étend (cf. Jn 19, 26-27; Ap 12, 17) à tous les hommes qu’Il est venu sauver : « Elle a mis au monde son Fils, que Dieu a constitué Premier Né d’un grand nombre de frères » (Rm 8,29), c’est-à-dire des croyants qu’elle fait naître et qu’elle éduque avec un amour de Mère ».

Au chapitre 19 de son Évangile, saint Jean transmet les paroles de Jésus à sa Mère : Près de la croix de Jésus se trouvaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Voyant sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus lui dit : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta Mère ».

En la reconnaissant et en la vénérant comme vraie Mère de Dieu et du Rédempteur, on en dit bien davantage : « elle est vraiment la Mère des membres du Christ parce qu’elle a collaboré avec son amour à la naissance les croyants, membres de cette Tête ». Marie est Mère du Christ, Mère de l’Église.
CÉC 963-967

Marie est à la fois vierge et mère car elle est la figure et la plus parfaite réalisation de l’Église : "L’Église devient à son tour une Mère, grâce à la parole de Dieu qu’elle reçoit dans la foi : par la prédication en effet, et par le Baptême elle engendre, à une vie nouvelle et immortelle, des fils conçus du Saint-Esprit et nés de Dieu. Elle est aussi vierge, ayant donné à son Époux sa foi, qu’elle garde intègre et pure " (Constitution dogmatique Lumen Gentium 64).
CÉC 501-507

Contempler ce mystère
Mère, tu nous as amené Jésus sur cette terre, Lui qui nous révèle l’amour de Dieu notre Père; aide-nous à Le découvrir, au milieu des multiples occupations de chaque jour; apprends à notre intelligence et à notre volonté à écouter la voix de Dieu et les appels de la grâce.
Quand le Christ passe, 174

Il est difficile de vouer une dévotion authentique à la Sainte Vierge et ne pas se sentir liés aux autres membres du Corps Mystique.
Vous aussi sûrement, lorsque vous voyez, en ce mois, tant de chrétiens exprimer de mille manières différentes leur affection pour la sainte Vierge Marie, vous sentez mieux et votre appartenance à l'Église et votre fraternité avec tous ces chrétiens qui sont vos frères. C’est comme une réunion de famille, lorsque les aînés, séparés par la vie, se retrouvent auprès de leur mère à l’occasion d’une fête. Et s’ils se sont parfois disputes, s’ils se sont maltraités, ce jour-là, on n’en parle plus; ce jour-là, ils se sentent unis, ils se retrouvent tous avec une affection commune.
Marie édifie continuellement l'Église, elle la rassemble, elle en assure la cohésion. Il est donc difficile d’avoir une véritable dévotion à la sainte Vierge sans se sentir plus uni aux autres membres du Corps Mystique et également à sa tête visible, le Pape. Voilà pourquoi j’aime redire sans cesse: Omnes cum Petro ad Iesum per Mariam!; tous, avec Pierre, vers Jésus, par Marie. Lorsque nous nous reconnaissons ainsi comme des membres à part entière de l'Église, invités à nous sentir davantage frères dans la foi, nous découvrons mieux la profondeur de cette fraternité qui nous unit à l’humanité tout entière; en effet l'Église a été envoyée par le Christ à toutes les nations et à tous les peuples
Quand le Christ passe, 139

« Consolatrice, secours, espérance, Reine, et surtout, Mère : « Mère ! Appelle-là très très fort. Elle t’écoute, elle te voit en danger peut-être et ta Mère Sainte Marie, avec la grâce de son Fils, t’offre l’abri de son giron, la tendresse de ses caresses : tu serais ainsi réconforté pour un nouveau combat »
Chemin, 516

9. Que signifie l’Assomption de la Sainte Vierge aux Ciel ?
Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.
Credo du Peuple de Dieu, 15

L’Église tourne son regard vers Marie pour contempler en elle ce qu’est l’Église dans son mystère, dans son " pèlerinage de la foi ", et ce qu’elle sera dans la patrie au terme de sa marche, où l’attend, " dans la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité ", " dans la communion de tous les saints " (Lumen gentium69), celle que l’Église vénère comme la Mère de son Seigneur et comme sa propre Mère : Tout comme dans le ciel où elle est déjà glorifiée corps et âme, la Mère de Jésus représente et inaugure l’Église en son achèvement dans le siècle futur, de même sur terre, en attendant la venue du jour du Seigneur, elle brille déjà comme un signe d’espérance assurée et de consolation devant le Peuple de Dieu en pèlerinage (Lumen gentium 68).
CÉC 972-974

Contempler ce mystère
La fête de l’Assomption de Notre Dame nous fait toucher du doigt cette joyeuse espérance. Nous sommes encore pèlerins, mais Notre Mère nous a précédés et nous montre déjà la fin du chemin : elle nous répète qu’il est possible d’y parvenir et que, si nous sommes fidèles, nous y parviendrons. Car la Très Sainte Vierge n’est pas seulement un exemple pour nous, elle est aussi le secours des chrétiens. Et devant notre requête — Monstra te esse Matrem — elle ne sait ni ne veut refuser à ses enfants les soins de sa maternelle sollicitude.
Quand le Christ passe, 177

La Maternité divine de Marie est la racine de toutes les perfections et de tous les privilèges dont elle est ornée. À ce titre, elle a été conçue immaculée et elle est pleine de grâces, elle est toujours vierge, elle est montée aux cieux en corps et en âme, elle a été couronnée Reine de la création tout entière, au-dessus des anges et des saints. Dieu seul est au-dessus d’elle. La très Sainte vierge, pour être Mère de Dieu, possède une dignité d’une certaine façon infinie, du bien infini qu’est Dieu3. Il n’y a pas de danger d’exagérer. Nous n’approfondirons jamais assez ce mystère ineffable ; nous ne pourrons jamais remercier assez notre Mère de cette familiarité avec la Très Sainte Trinité qu’elle nous a donnée.
Amis de Dieu, 276

10. Pourquoi la Sainte Vierge a-t-elle une place de choix dans la vie des chrétiens ?
" Toutes les générations me diront bienheureuse " dit Marie dans son Magnificat, pour reconnaître ce que Dieu à fait en elle : " La piété de l’Église envers la Saint Vierge est intrinsèque au culte chrétien ". La sainte Vierge " est légitimement honorée par l’Église d’un culte spécial. Et de fait, depuis les temps les plus reculés, la bienheureuse Vierge est honorée sous le titre de ‘Mère de Dieu’ ; les fidèles se réfugient sous sa protection, l’implorant dans tous leurs dangers et leurs besoins (...).
Ce culte (...) bien que présentant un caractère absolument unique (...) n’en est pas moins essentiellement différent du culte d’adoration qui est rendu au Verbe incarné ainsi qu’au Père et à l’Esprit Saint ; il est éminemment apte à le servir " ; il trouve son expression dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu et dans la prière mariale, telle le Saint Rosaire, " abrégé de tout l’Évangile "
CÉC 971

Contempler ce mystère
L’amour de la Sainte Vierge est le chemin pour atteindre Dieu et c’est dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu qu’il s’exprime.

Comment se conduit normalement un fils ou une fille avec sa mère ? De mille façons, mais toujours avec affection et confiance ; une affection qui revêtira dans chaque cas des formes précises, nées de la vie même, jamais figées dans la froideur. Ce seront, au contraire, des coutumes familiales pleines de chaleur, de petites attentions quotidiennes, de celles que l’enfant se doit d’avoir à l’égard de sa mère, et qui manquent à celle-ci si d’aventure il les oublie: un baiser, une caresse en sortant ou en rentrant à la maison, un petit cadeau, quelques mots affectueux. (..)
Bien des chrétiens adoptent l’ancienne coutume du scapulaire, ou bien ils ont pris l’habitude de saluer — point n’est besoin de mots, une pensée suffit — les images de Marie qui se trouvent dans tout foyer chrétien ou qui ornent les rues de bien des villes; ou encore ils récitent la merveilleuse prière qu’est le rosaire, où l’âme ne se lasse point de redire toujours les mêmes choses, pas plus que ne s’en lassent les amoureux quand ils s’aiment.
Quand le Christ passe, 142

Si tu es fier d’être fils de Sainte Marie, pose-toi cette question : quels sont mes gestes de dévotion envers la Sainte Vierge durant la journée, du matin au soir ?
Forge, 433
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<![CDATA[Il a trouvé du travail ]]> J’ai dit les prières de la a href="http://www.josemariaescriva.info/docs/neuvainetravail.pdf"target="_blank"> neuvaine de saint Josémaria Escriva pour qu’il intercède pour quelqu’un de ma famille qui traverse des moments pénibles. Son mari a perdu son travail il y a quatre ans et lorsqu’il s’est rendu à l’agence de l’emploi pour toucher le chômage, il lui a été refusé. J’ai donc prié pendant neuf jours : il a trouvé un travail précaire qui leur permet de boucler les fins de mois et faire vivre leur famille. Merci beaucoup, saint Josémaria.]]> <![CDATA[21.5.1937]]> « La chair à vif. C’est ainsi que tu te sens. Tout te fait souffrir, dans tes puissances et dans tes sens. Et tout est [...]]]> <![CDATA[Saint Josémaria à Mexico ]]> « Je suis venu à Mexico pour prier la Sainte Vierge à la Villa. J’avais tant souhaité que mon travail de pèlerin commence chez la Vierge de Guadalupe » Saint Josémaria a commencé ainsi la neuvaine à Notre Dame qu’il fit du 16 au 24 mai 1970, à Mexico.]]> <![CDATA[Rafael Alvira: "Saint Josémaria était très sympathique"]]> Rafael Alvira, professeur de Philosophie, nous livre ses sentiments sur saint Josémaria et parle de sa vitalité, de sa sympathie, de sa simplicité.]]> <![CDATA[Que faire pour aimer la Sainte Vierge ?]]> “Père, que faire pour aimer la Sainte Vierge ?”, “Je crois que tu es déjà en train de faire ce que tu peux”. Dans ce vidéo, Saint Josémaria parle de certaines dévotion avec lesquelles nous pouvons honorer la Sainte Vierge.]]>